12 Juin

Mathilde, La dernière création de Neville Tranter et son Stuffed Puppet theatre, présentée innocemment comme une « Tragi-comédie sur le quatrième âge, (…) met en scène résidents et personnel d’une maison de retraite » , est en vérité une véritable épreuve pour le spectateur. Ce qui en apparence devait être un spectacle sur des petits vieux parce que « c’est mystérieux », ce transforme très vite en séance SM où Neville travaille Marionnettes et public. On atteint le summum de la cruauté lors de la séparation de Lucie, une nouvelle résidente, et de son frère. L’acharnement du marionnettiste à jouer sur la corde sensible en devient même risible. Comme si l’enjeu de la pièce était de montrer que l’on peut faire pleurer avec des marionnettes…

Et pour enfoncer le clou, tout cela se termine par une fin bien révoltante (comprenez qu’il est interdit de faire ça) du type : En fait tout ceci n’était qu’un rêve.

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